Thomas Spok et compagnie

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Le défilé interdit du 11 novembre 1943 des résistants d'Oyonnax

Trois actions glorieuses de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale (3/3)

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Alors que la 2nde guerre mondiale passe pour être une période honteuse pour notre pays, nous avons déjà vu que cette idée est à nuancer. Déjà, lors de la débâcle même, certains soldats brillèrent de bravoure comme à Saumur où les nazis furent tenus en respect. Ensuite, nous avons vu que la bataille de Bir Hakeim signe la renaissance définitive de l'armée française avec l'héroïque général Koenig qui tint tête au farouche nazi Rommel. Nous allons maintenant aborder l'héroïsme des résistants en abordant le cas du 11 novembre 1943.

Oyonnax rend hommage au défilé du 11 novembre 1943
Un défilé sous forme de reconstitution historique lors du 70ème anniversaire du défilé du 11 novembre 1943 à Oyonnax.


Les actions de la résistance ont été multiples pendant la guerre : espionnage, sabotage, assassinats ciblés... Lors de cet article, nous aborderons en détails le cas du défilé du 11 novembre 1943. Alors que tout commémoration de la "grande guerre" est proscrite pendant l'occupation, quelques héros osent braver l'interdit. Cela constituera un symbole des luttes maquisards pendant la guerre, grâce à ceux, la France a pu retrouver ses couleurs.

La résistance de Koenig face à l'Afrikakorps de Rommel à Bir Hakeim en 1942

Trois actions glorieuses de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale (2/3)

Nous ne tenons pas Bir-Hakeim pour Austerlitz. Mais Bir-Hakeim, comme le premier combat de Jeanne d’Arc à Orléans, a été la preuve que la France n’était pas morte.

André Malraux, cité par Le Monde, 12 juin 1982

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Pendant cet article, nous évoquerons les « FFL » de De Gaulle qui combattirent à Bir Hakeim.
Dans l'article précédent, nous rappelions le courage des cadets de Saumur le 18 juin 1940.
Un dernier article abordera un coup d'éclat de la résistance jurassienne, le 11 novembre 1943.

L’armée est défaite, les soldats fuient en masse : la France militaire est à l'agonie en 1940. C'est à partir de cette date que des siècles de gloire vont être lentement mis de côté. Nos anciens alliés anglais nous regardent avec stupeur ; nos ex-futurs-ex alliés étasuniens nous regardent avec mépris. Ceux-ci envisagent de créer un protectorat militaire en France si les nazis sont battus.
Et pourtant, dès 1942, l'armée française libre du général de Gaulle va nous sauver la mise.

Bir Hakeim va lancer, et symboliser, un « redorage du blason » français.



Koenig est honoré par une sculpture à Caen
À Caen, le courage du général français Koenig est célébré.

L'héroïsme des cadets de Saumur pendant la débâcle de 1940

Trois actions glorieuses de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale (1/3)



Préambule

Vainqueur de la « grande guerre », l’armée française est auréolée d’une gloire infinie pendant l’entre-deux-guerres (1918-1939). On la considère même comme la meilleure armée du monde (classement aussi sérieux que celui de la « personnalité préférée des français ») ! Généralissime de toutes les forces alliées en 1918, le maréchal Foch [1] incarne le courage et le génie militaire français dans une époque où nombreux souhaitent avoir vécu la « der des ders ». Un triste chant du cygne pour notre nation…
Le 10 mai 1940, tout s’écroule comme un château de cartes : la France est prise à revers par une offensive massive dans les Ardennes. L’État-major français, assuré de sa supériorité, a conservé les réflexes de 1918 alors que la guerre moderne est en train de naître. Maurice Gamelin, généralissime des Forces armées françaises, a tout misé tout sur l’infanterie et pense que la France est protégée derrière la célèbre ligne Maginot. À l’inverse, elle est vulnérable aux attaques combinées des chars et avions allemands, testés en Espagne et en Pologne.

la ligne Maginot inutile face à l'armée allemande
Ah!.. Cette bonne vieille ligne Maginot ! Les roses plantées par les français y étaient sublimes !
Au fil de notre propos, nous ne tenterons pas de redorer le blason de l’État-major français : honte à ces fossoyeurs de la nation (!). À l’inverse, nous allons rappeler que l’ « esprit français », nullement racial mais né de l’alliage des meilleurs autour d’un idéal, n’est pas mort pendant la Seconde Guerre mondiale et que nos compatriotes peuvent regarder le passé sans peur et sans reproche. Non ! Nos aïeux n’étaient pas des couards (enfin pas tous, et puis merde, je voudrais bien vous y voir sous les bombardements des stukas et le feu nourri des panzers) !