Thomas Spok et compagnie

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À crier dans les ruines d'Alexandra Koszelyk, citer pour témoigner

À crier dans les ruines d'Alexandra Koszelyk, citer pour témoigner


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Dans un précédent article, où on retrouvera le résumé du roman, j'ai évoqué à grands traits l'intertextualité présente dans le roman À crier dans les ruines d'Alexandra Koszelyk, publié aux éditions Aux Forges de Vulcain. Toujours en toute subjectivité (dans la mesure où je connais personnellement l'autrice et l'éditeur), voici à présent quelques réflexions sur les oeuvres qui sont non seulement mentionnées dans À crier dans les ruines, mais qui en plus ont la caractéristique d'être citées, et ce plus ou moins longuement.

La couverture du roman d'Alexandra Koszelyk est signée Elena Vieillard
À la cueillette aux citations !


Droit de citer

Seules quelques oeuvres en effet apparaissent sous la forme de citations. Elles sont chaque fois amenées par les lectures de Léna, grâce à un petit jeu de mise en abyme (le lecteur d'À crier dans les ruines suit les lectures d'un personnage !), et elles font logiquement écho aux émotions de la protagoniste. Les citations sont en tout cas révélatrices de son évolution, de ses moments de doute ou de prise de conscience.

À crier dans les ruines d'Alexandra Koszelyk, Léna et l'amour de la littérature

À crier dans les ruines d'Alexandra Koszelyk, Léna et l'amour de la littérature


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À crier dans les ruines d'Alexandra Koszelyk est le roman français de la "rentrée littéraire 2019" des éditions Aux Forges de Vulcain, roman finaliste du prix Stanislas et sélection Jeunes Talents 2019 des librairies Cultura. Dans la mesure où l'auteur de ces lignes est lui-même affilié aux Forges, les quelques réflexions suivantes ne peuvent prétendre à aucune objectivité, d'autant que j'ai eu plus d'une fois l'occasion d'échanger avec l'autrice.

J'évoquerai dans un premier article l'intertextualité abondante du roman, d'abord d'une façon assez générale, avant de proposer quelques pistes plus spécifiques dans un deuxième article.

Résumé de l'éditeur


Tchernobyl, 1986. Lena et Ivan sont deux adolescents qui s’aiment. Ils vivent dans un pays merveilleux, entre une modernité triomphante et une nature bienveillante. C’est alors qu’un incendie, dans la centrale nucléaire, bouleverse leur destin. Les deux amoureux sont sépares. Lena part avec sa famille en France, convaincue qu’Ivan est mort. Ivan, de son côté, ne peut s’éloigner de la zone, de sa terre qui, même sacrifiée, reste le pays de ses ancêtres. Il attend le retour de sa bien-aimée. Lena grandit dans un pays qui n’est pas le sien. Elle s’efforce d’oublier. Un jour, tout ce qui est enfoui remonte, revient, et elle part retrouver ce qu’elle a quitté vingt ans plus tôt.


La couverture d'À crier dans les ruines d'Alexandra Koszelyk est due à Elena Vieillard
La couverture du roman est due à Elena Vieillard.

De l'école à la Sorbonne, de Paris à Kiev en passant par l'Italie, le personnage de Léna est fasciné par les histoires sous toutes leurs formes, écrites ou orales. Ces histoires lui permettent peu à peu de composer la sienne en écho à l'Histoire dont elle est témoin, et dont les jalons les plus retentissants sont la catastrophe de Tchernobyl le 26 avril 1986, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et l'effondrement du bloc soviétique en 1991.
Relever les oeuvres mentionnées par Alexandra Koszelyk, toujours en association avec Léna, c'est donc refaire avec elle le parcours d'une éducation et d'une psychologie, ainsi que constater comment l'intertextualité produit des effets d'échos et de renvois qui poursuivent, au-delà même du roman, la quête de sens que partage le lecteur avec la protagoniste.

Rouille de Floriane Soulas, le roman steampunk contre la tentation de l'immobilisme

Rouille de Floriane Soulas, le roman steampunk contre la tentation de l'immobilisme (première partie)

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Publié en mai 2018 aux éditions Scrineo, Rouille de Floriane Soulas est présenté comme un roman steampunk, genre qui réinvente peu ou prou la Belle époque en y insérant, en l'occurrence, des éléments de science-fiction. Le livre a connu un certain succès, marqué notamment par l'attribution du Prix Imaginales des lycéens pour l'année 2019, et le lecteur curieux pourra écouter l'autrice présenter le roman avec ses propres mots dans cette vidéo. On pourra également découvrir sa chaîne youtube, où elle expose ses expériences de lecture et d'écriture, ou encore la contacter par le biais des différents réseau sociaux.
C'est d'ailleurs d'abord sur twitter que Floriane Soulas a eu l'amabilité d'écrire quelques phrases chaleureuses au sujet de mes écrits, ce qui nous a amenés à discuter et de fil en aiguille à échanger quelques verres (de thé) pour refaire la vie, l'univers et le reste.
Tout cela pour signaler qu'il ne faut s'attendre à aucune objectivité de ma part dans le propos qui suit, et qui contiendra quelques menus divulgâchis.

Résumé de l'éditeur

Paris, 1897.
De nouveaux matériaux découverts sur la Lune ont permis des avancées scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n'en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C'est dans une maison close sur l'un des faubourgs malfamés qu'a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu'elle se démène pour trouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissantes, sa meilleure amie disparaît dans d'atroces circonstances. Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations...

À noter, le résumé de quatrième de couverture de l'édition du grand format 2018 est différent de celui qui est fourni sur le site de l'éditeur.

La couverture du roman Rouille (Scrineo) de Floriane Soulas est illustrée par Aurélien Police
La couverture du grand format est illustrée par Aurélien Police.