Thomas Spok et compagnie

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Ursula K. Le Guin : "si l'art n'appartient pas aux femmes, elles ne peuvent que l'emprunter ou le voler"

Terremer analysée par Ursula Le Guin


Ursula K. Le Guin et son oeuvre


La romancière américaine Ursula K. Le Guin (1929-2018) était connue entre autres pour son oeuvre de science-fiction, notamment sa série de romans dite cycle de l'Ekumen. La fantasy fut un autre de ses genres de prédilection et lui valut son premier grand succès à partir de 1968, avec le cycle de Terremer (en anglais américain : Earthsea).
Le Guin mit de côté Terremer durant les années 1970 parce qu'elle s'aperçut qu'elle ne parvenait pas à écrire un roman de la série qui serait centré sur un personnage de femme, selon des critères féministes dont elle prenait progressivement conscience à l'époque.

Ursula Le Guin, 1975
Ursula K. Le Guin à la Worldcon ou World Science Fiction Convention de 1975.

Elle finit par écrire le roman espéré, Tehanu, publié en 1990 : cela lui donna l'occasion de revenir sur le cycle par des textes critiques et de partager ainsi avec ses lecteurs la trajectoire intellectuelle qui l'avait conduite, d'une part, à écrire Terremer, à s'en éloigner, à y revenir enfin avec une approche féministe et politique aboutie.

Fallout, histoire d'un jeu à succès...

Fallout : de l'accident industriel... (1/2)


Logo Fallout
Nuclear winter is coming.

Fallout irradie en 2020 d'une réputation qu'on ne présente plus : cinq opus principaux ainsi que des dérivés tactique, action et MMO. Cette saga historique est née d'un projet improbable, d'une grande fragilité et à l'organisation anarchique, dont le développement fut jalonné d'accidents bienheureux, et qui finit par consolider le studio Interplay.

The Hill We Climb, Amanda Gorman, traduction

The Hill We Climb, Amanda Gorman


La poétesse et militante Amanda Gorman, âgée d'une vingtaine d'années, a été choisie pour déclamer un poème le 20 janvier 2021, à l'occasion de l'investiture de Joe Biden, 46ème président des États-Unis. C'est Jill Biden qui a contacté Amanda Gorman, lui permettant de devenir la plus jeune poétesse à contribuer à cette cérémonie.

Le poème a été conçu en partie en réaction à l'assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump, le 6 janvier 2021, mais Amanda Gorman a déclaré avoir commencé à l'écrire en s'inspirant de poèmes des investitures passées, dont Robert Frost, mais aussi des orateurs tels que Martin Luther King.

De façon logique, le poème mélange les références à l'histoire des États-Unis, dans ses aspects lumineux et sombres (Révolution américaine, esclavage...), y intégrant des allusions bibliques qui donnent parfois l'impression d'un véritable sermon. La poétesse insiste sur la responsabilité devant l'histoire et l'espoir en l'avenir, filant l'image d'une nouvelle aube de réconciliation et de lutte positive (ce qui n'est pas sans rappeler un texte phare de la culture anglo-saxonne comme Do Not Go Gentle Into That Good Night de Dylan Thomas). En somme, le poème réaffirme le rêve américain, dans une perspective démocrate.

Amanda Gorman, poème à l'investiture de Joe Biden.
Amanda Gorman déclamant son poème lors de la cérémonie d'investiture de Joe Biden.