Aux sources de la métaphysique occidentale (3/4), Platon

Aux sources de la métaphysique occidentale (3/4), Platon 


La dernière fois, avec l’aide d’Héraclite puis de Parménide, nous vous avions laissés – c’est cela aussi la magie de la métaphysique - dans un état confinant à l’acatalepsie la plus pure. Reprenons tout de même calmement notre chemin de montagne. Cette fois, nous avons un guide choisi parmi les plus excellents pour arpenter cette insaisissable géographie : le « divin Platon » en personne, qui se propose, pour nous, de tracer le chemin droit, entre les abîmes ouverts par Parménide et Héraclite.
 
La démarche de Platon est aujourd’hui la nôtre : comment concilier l’évidence de l’irréfutable écoulement des choses (tout change nous dit Héraclite) avec la possibilité d’établir une science (qui ne peut être fondé que sur de l’immobile, c’est-à-dire où l’on admet de façon nécessaire, absolue et éternelle que 2+2=4) ? La science est-elle donc seulement possible ? Si elle ne l’est pas, alors nous ne pouvons rien connaître vraiment. Si nous ne pouvons rien connaître vraiment, alors il nous faut soit nous résoudre à vivre sans la vérité, soit il nous faut nier même que la vérité existe. Dans les deux cas, la philosophie socratique, en tant que recherche de la sagesse par la connaissance, est menacée. Alors surgit Platon. 

Platon et le monde sensible
Platon (Source) fier comme tout de sa théorie des Idées